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La réalisation des ODD demande de l'argent, beaucoup d'argent. Les estimations vont de 2 millions à quelque 5 millions de dollars par an, montant qui correspond à 4 pour cent du PNB mondial. D'une part, ces objectifs seront financés par le secteur public (notamment par une aide au développement bilatérale). Mais tout le monde s'accorde à dire que le secteur privé doit également contribuer à la réussite de l'Agenda. À cet effet, le secteur privé et les Nations unies ont lancé la « Financial Innovation Platform », qui entend stimuler les solutions financières innovantes en faveur des ODD. De même, le secteur financier peut/doit jouer un rôle important dans le financement et la réalisation des ODD.

L’impact le plus lourd est provoqué par les déplacements des prestataires et des participants, surtout si les déplacements se font depuis l’étranger. Encouragez le recours aux moyens de transports les moins polluants, évitez les déplacements inutiles, prévoyez, si c’est possible, un budget pour la compensation des émissions de gaz à effet de serre, en tout ou en partie (c’est moins cher que ce que l’on imagine).

La consommation d’énergie liée au site (chauffage, éclairage, food trucks…) est la deuxième cause de nuisances environnementales (énergies fossiles, pollution). Vous pouvez opter pour de l’énergie renouvelable et de toute manière, réduire les consommations.

On n’en est pas toujours conscient, mais l’alimentation peut également avoir un impact important : qu’allez-vous servir à vos prestataires et participants ? Des aliments locaux ou des aliments ayant parcouru un grand nombre de kilomètres ? Des légumes de saison ou des légumes cultivés en serre ? Des poissons menacés ou des poissons issus de la pêche durable ? Pensez-vous aux besoins particuliers de certains, comme les végétariens ? Choisissez-vous un traiteur issu de l’économie sociale, qui a des objectifs d’insertion socio-professionnelle, un fournisseur ou un producteur local ?

Les pistes d’actions sont nombreuses. L’IFDD a publié un guide qui vous propose des solutions pour rendre votre événement plus responsable.

Vous ne pourrez probablement pas tout changer d’un coup. Choisissez une thématique sur laquelle vous avez de la maîtrise et grâce à laquelle vous pourrez significativement améliorer l’impact de votre événement. Ou au contraire, parsemez vos efforts, agissez partout où vous pouvez changer quelque chose. Votre événement est-il accessible à tous ? Pouvez-vous choisir des fournisseurs locaux ou soutenir l’économie sociale ? Réduire la quantité de déchets produits, éviter le matériel de promotion et les gadgets, diminuer les impacts sur les riverains. De toute manière, communiquez sur ce que vous réalisez, en toute honnêteté afin de sensibiliser vos participants et d’expliquer d’éventuels changements dans l’organisation de votre événement. Le plus important est d’agir, de commencer par quelque chose et de progresser chaque fois.

En utilisant l’outil gratuit de l’IFDD, par exemple, qui vous donne des trucs et astuces pour faire les meilleurs choix et des conseils pour vous améliorer par la suite. Vous pouvez également suivre un référentiel comme l’ISO 20121.

Tout comme les acheteurs particuliers, les acheteurs professionnels accordent souvent une grande importance au prix de leur achat. Ces prix cachent cependant souvent de nombreux aspects devant permettre un véritable achat sociétalement responsable. Des prix anormalement bas peuvent parfois indiquer que les coûts environnementaux ont été négligés ou que le produit a été fabriqué dans des conditions indignes de la personne humaine. Il est de ce fait important, dans le cadre d'achats durables, de tenir compte, dès le départ, d'un certain nombre de facteurs qui ne se retrouvent pas toujours mentionnés sur l'étiquette du prix. Le contrôle de la fabrication sociétalement responsable peut, dans certains cas, se révéler relativement simple (pensons au contrôle des labels agréés), mais dans d'autre cas (comme le contrôle des conditions de travail lors de la fabrication), c'est beaucoup moins évident. C'est la raison pour laquelle, via la politique, l'instrumentation et l'échange de bonnes pratiques, des outils destinés à rendre le processus d'achat plus sociétalement responsable ont été développés.