Développement durable Développement durable
11/01/2010
L’Economist Intelligence Unit analyse les performances de 30 villes de 30 pays européens

Copenhague est la ville la plus verte d’Europe, suivie de Stockholm, Oslo, Vienne et Amsterdam. C’est ce qui ressort de l’étude sur la durabilité environnementale de 30 villes européennes, présentée par Siemens lors de la Conférence sur le changement climatique de Copenhague. Unique par son ampleur, l’European Green City Index (Index des villes vertes d’Europe) entend non seulement analyser les réalisations comme les objectifs de ces villes en matière d’environnement et de protection climatique. Mais elle vise également à mettre en lumière leurs « bonnes pratiques ».

L’European Green City Index est unique par son ampleur. Elle évalue les 30 villes selon huit catégories : émissions de CO2, énergie, bâtiments, transports, eau, qualité de l’air, déchets et utilisation des sols, politique environnementale. Ces catégories reposent sur 30 indicateurs différents. 16 d’entre eux sont d’ordre quantitatif, comme la consommation d’eau et d’énergie par habitant, le taux de recyclage et l’utilisation des transports publics, et 14 d’ordre qualitatif, comme les objectifs de réduction des émissions de CO2, les normes d’efficacité pour les bâtiments et le déploiement de mesures de protection de l’environnement.

 C’est l’Economist Intelligence Unit qui a mené la recherche et rédigé le rapport en collaboration avec Siemens. « L’analyse repose, dans la mesure du possible, sur des données issues de sources officielles, comme les services de statistique des villes et les autorités municipales », précise James Watson. L’étude offre également un portrait approfondi des villes, qui révèle les forces et les points d’amélioration de chaque centre urbain et met en exergue les initiatives et les projets exemplaires dont pourront s’inspirer les autres villes. « L’un des éléments clés de l’étude est la comparabilité des résultats de chaque ville, aussi bien à l’intérieur des différentes catégories que dans l’évaluation générale ».

" Notre analyse révèle que les villes européennes sont les championnes de la performance environnementale. Les 30 villes étudiées, qui comptent au total près de 75 millions d’habitants, affichent presque toutes des émissions de CO2 par habitant inférieures à la moyenne européenne" , commente James Watson, rédacteur en chef de l’Economist Intelligence Unit et responsable de la publication de l’étude.

Ainsi, Oslo, la première ville de la catégorie « CO2 », émet seulement 2,5 tonnes de CO2 par habitant et par an, soit bien moins que la moyenne de 8,5 tonnes de l’Union européenne. Ces villes ont déjà, pour la plupart, développé et partiellement mis en oeuvre une stratégie environnementale. « Toutes doivent cependant relever de formidables défis. Les énergies renouvelables, par exemple, ne représentent encore que 7 % de leur consommation énergétique, un chiffre très éloigné de l’objectif des 20 % fixé par l’Union européenne à l’horizon 2020 », poursuit James Watson. Par ailleurs, la part des déchets recyclés reste en moyenne inférieure à 20 %, tandis qu’1 litre d’eau sur 4 est gaspillé à cause des fuites de canalisation.

Bruxelles dans « le top 10 »
Toutes catégories confondues, Bruxelles se classe 9ème, avec un total de 78.01 points sur 100. Les performances environnementales de la capitale sont particulièrement remarquables en matière d’émissions de qualité de l’eau et de politique environnementalee (première place avec Copenhague, Helsinki et Stockholm).  En revanche, Bruxelles obtient des scores plus en retrait dans les domaines de l'énergie de bâtiments.

(Source: communique de presse de Siemens)

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