Transport & mobilitéTransport & mobilité
07/07/2008
Le SPF Mobilité et Transports progresse sur le chemin d’EMAS

Quelles sont les actions de gestion interne les plus représentatives mises en œuvre dans le cadre d’EMAS ?
Lieve Vermoere & Jozef Lacquet (LV & JL) : La politique d’achat et de consommation durable. Les achats ont un rôle sensibilisateur en matière de modification de comportement. Les achats permettent aussi d’envisager des alternatives moins nocives pour l’environnement. Dans ce domaine, notre SPF est tenu de suivre les circulaires qui prescrivent les critères d’achats écologiques et durables pour certaines catégories de produits et les voitures. Nous avons adapté nos pratiques en 2006. Notre cible est d’augmenter la part des achats durables jusqu’à 50% en 2008 et 100% en 2009 par rapport à la situation initiale de 2006. D’après nos indicateurs, nous sommes sur la bonne voie. Parallèlement, notre consommation de papier, d’énergie et d’eau est en baisse et nous produisons de moins en moins de déchets.

Comment les fonctionnaires sont-ils associés au dispositif ?
LV & JL: La norme EMAS prescrit que le personnel soit associé. Au SPF Mobilité et Transports le personnel est informé et consulté régulièrement. Des messages EMAS contre le gaspillage paraissent aux valves, auprès des photocopieuses, dans la cafétaria, dans les toilettes ; des symboles de pieds nous conduisent aux escaliers, les courriels contiennent un avertissement contre le gaspillage de papier, etc. Des enquêtes sont menées auprès du personnel et les résultats lui sont communiqués. Toutefois, par la nature de nos missions, c’est dans les domaines que nous administrons que les effets de notre approche EMAS sont les plus visibles.

Quels sont les effets indirects les plus emblématiques obtenus dans le cadre des missions du SPF grâce à EMAS ?
LV & JL: Nous écrivons la réglementation en matière de transports, un secteur d’activités dont on sait l’impact problématique sur l’environnement. Nous sommes responsables pour la transposition en droit belge et le contrôle de l’application d’un grand nombre de directives européennes et d’accords internationaux. Nous avons transposé la directive visant à réduire les dégâts écologiques causés par la navigation maritime et instituant des sanctions pour les pollueurs des mers. A la DG Mobilité et Sécurité Routière nous pouvons citer les projets d’amélioration de nos connaissances en matière de mobilité durable et en matière de spécifications techniques des véhicules ayant un rapport avec l’environnement. Du côté de la DG Transport Terrestre des projets importants sont en cours pour intégrer des normes écologiques dans le fonctionnement des chemins de fer, de la batellerie et le contrôle des transports de produits dangereux notamment.

Le Transport aérien fait-il l’objet d’une certification séparée spécifique ?
LV & JL: Non mais la DG Transport aérien sera associée à l’avenir à la démarche EMAS tant interne qu’au niveau des aspects indirects. Ses fonctionnaires sont déjà concernés par plusieurs aspects de notre action EMAS et un plan d’action pour ses « missions » est en préparation.

De quels outils de pilotage et d’évaluation internes vous êtes-vous dotés ?
LV & JL: Les plus importants sont nos 19 indicateurs précis, liés à des objectifs réalistes et chiffrés, pour les aspects EMAS directs. Il s’agit surtout de compter et de mesurer tout ce que nous consommons en produits, énergie, etc. et tout ce que nous produisons en déchets. Cela nous permet de faire un feedback rapide pour éviter les dérapages par rapport aux objectifs. Pour les aspects indirects aussi nous travaillons avec des objectifs. Nous suivons la réalisation de nos objectifs à l’aide de tableaux de bord par direction générale. Enfin, la Déclaration de politique environnementale du Comité de Direction est affichée dans toutes les salles de réunion, comme signal permanent de l’engagement pris par notre SPF.

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Source : Manu De Loeul