Ecolife et WWF lancent un nouveau concept : « L’empreinte en eau ». Ceci correspond au volume d’eau utilisé à tous les stades de la chaîne de production (jusqu’à la consommation) d’un produit. D’une personne, d’une région ou d’un pays, l’empreinte en eau est la somme des empreintes individuelles des produits consommés, y compris l’eau utilisée dans les chaînes d’approvisionnement de ces produits. L’eau dans l’empreinte en eau est subdivisée en trois catégories : L’eau grise (polluée), l’eau bleue (irrigation et évaporation de la flore) et l’eau verte (pluie sur les champs).
Un petit exemple pourrait clarifier les choses : Prenons une tasse de café. La consommation directe en eau sera plus au moins 20 cl, mais la quantité d’eau nécessaire pour produire les grains de café est 140 litres. Ces 140 litres sont divisés entre l’eau verte (pluie), bleue (irrigation des ruisseaux et des rivières et évaporation des plantes dans le champs) et grise (l’eau contaminée par pesticides utilisés pendant la production). La quantité négligeable de la consommation directe sera caché dans l’eau grise (urine) et bleue (transpiration).
L’empreinte en eau annuelle d’un Belge moyen est de 2.700 m³, un peu plus qu’une piscine olympique et plus que le double du moyen mondial de 1.300 m³. Juste comme notre empreinte écologique, notre empreinte en eau est aussi beaucoup trop grande. On utilise plus d’eau que la quantité annuelle renouvelable d’eau douce (2.500 m³). En d’autres mots, on est en train de dessécher la planète. Le grand coupable est de nouveau l’élevage et la consommation de viande, responsable de plus que 20% de notre empreinte en eau. Selon les derniers calculs, un kilo de bœuf correspond à une empreinte en eau de 16.000 litres, un kilo de légumes secs (riche en protéines) par contre n’utilise que 400 litres.
Le concept de l’empreinte en eau nous permet aussi de calculer la quantité d’eau étrangère que nous utilisons indirectement pour notre consommation. En Belgique, un pays de transit avec beaucoup d’importation et d’exportation, c’est de 75%. Une partie importante de ce pourcentage est originaire de « pays sec » comme le Pakistan, l’Ouzbékistan, l’Egypte, l’Israël, l’Inde et l’Espagne.
Le top 10 des produits les plus importants dans notre empreinte en eau belge est : le blé, le coton, le soja, le café, le lait, les fruits du palmier, la canne à sucre, le tournesol, le bœuf et la volaille. Tous des produits que l’on utilise quotidiennement. Alors, la prochaine fois que vous buvez une tasse de café, n’oubliez pas que votre consommation réelle est de 140 litres. Vaut mieux ne plus jamais gaspiller!
- 1 de 8
- ››
Enregistrez-vous afin de recevoir des informations sur mesure ou de nous faire parvenir vos réactions et suggestions.


