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02/09/2008
Plus d’humain, moins de voiture

Plus d’humain, moins de voiture

Le premier semestre de cette année a encore enregistré une hausse des immatriculations de voitures par rapport à l’année précédente. Malgré le prix élevé de l’essence, et en dépit des nombreux accidents, des embouteillages et de la pollution, la circulation continue d’augmenter. Doit-on vraiment attendre que la situation s’aggrave encore avant de réagir ? Certains pensent que non, heureusement. Ils anticipent déjà ce à quoi nous devons absolument arriver : une meilleure qualité de vie et moins de voitures. À Clabecq (près de Tubize), plusieurs personnes s’activent à rénover une ancienne ferme en carré pour la convertir en un projet de cohabitation de 21 familles. Chaque famille dispose de son propre logement, séparé, comme dans un immeuble à appartements. Mais la ferme comporte aussi un jardin, une pièce pour les enfants, une salle à manger et d’autres espaces communs que chacun peut utiliser à son gré. Les ménages participant au projet sont à l’image de la société belge : un mélange de Flamands et de Wallons, de couples avec ou sans enfants, de célibataires avec ou sans enfants et de pensionnés. Nous ne savons pas combien de ménages possèdent une voiture, mais on peut supposer que tout le monde n’en a pas une. Bien qu’elles ne soient pas interdites, les voitures ne sont pas vraiment caractéristiques du style de vie des personnes choisissant de vivre dans des zones résidentielles ou des « espaces partagés ». La mobilité durable va de pair avec la construction de logements durables, l’efficacité énergétique et la participation citoyenne.

Dans le centre des villes, les zones piétonnières ont mis un terme aux embouteillages chaotiques des artères commerçantes. C’est déjà ça. Les villes comme Gand vont plus loin encore et bannissent les voitures d’une grande partie du centre historique. Mais pour trouver des exemples de véritables quartiers sans voitures, nous devons une fois de plus nous tourner vers l’étranger : BedZed au Royaume-Uni, Vauban/Freiburg en Allemagne, Bo01/Malmö en Suède ou encore Eva Lanxmeer aux Pays-Bas. Les habitants parquent leur (éventuelle) voiture en-dehors du quartier et rentrent chez eux à pied rejoindre leur maison basse énergie ou leur appartement passif. Seuls les véhicules d’urgence ou de service public peuvent emprunter les rues. Les piétons, les cyclistes, les enfants et les vacanciers disposent donc de beaucoup plus d’espace (partagé), ce qui correspond à un style de vie sain et permet de renforcer l’implication sociale. À cet égard, les transports publics ont un rôle à jouer ; ils sont efficaces et rentables, soit encore un bon point pour l’environnement. Une planète durable pour 2050 n’est plus un rêve lointain. Elle existe déjà et doit simplement encore se développer.

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Source : Antoine Pennewaert