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La date butoir du 31 janvier, annoncée à la clôture du Sommet de Copenhague en décembre, n’a pas eu la valeur symbolique espérée pour relancer les négociations sur le climat. Rares sont les pays à avoir officiellement confirmé auprès de l’ONU leurs objectifs ou stratégies de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Seul le Japon s’est vraiment distingué en annonçant à l’ONU à New York, par la voix de son nouveau Premier ministre, une réduction de 25% de ses émissions d’ici à 2020 par rapport à 1990. L’UE a également confirmé son objectif de - 20% qui pourrait même passer à -30% en « cas d’offres comparables » des autres pays riches « et de contributions adéquates » des nations émergentes. Du côté de ces dernières, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine (groupe Basic) se sont engagés dimanche 24 janvier à New Delhi, à communiquer rapidement leurs « actions volontaires ». Plus radicaux, d’autres états, comme les Îles Marshall (Micronésie) ont annoncé leur ambition d’abaisser de 40% leurs émissions d’ici à 2020. « Si l’un des plus petits et des plus vulnérables états insulaires peut agir, les plus grandes nations n’ont aucune excuse de ne pas suivre notre exemple », a commenté John Silk, Ministre des affaires étrangères de l’État.
Les négociations sur le climat continuent donc à piétiner. « A ce stade, les choses ne se présentent pas bien du tout » prévient l’Indien Rajendra Pachauri, chef du GIEC. Embourbé dans des polémiques liées à des rapports contestés, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat devient aujourd’hui l’un des points faibles des négociations qui ont timidement repris après l’échec de Copenhague. Une nouvelle déception pour un traité sur le climat, pourtant en préparation depuis deux ans dans la perspective de l’après-Kyoto. Reste à surmonter ce qui a fait l’échec de Copenhague pour déboucher sur un éventuel traité en décembre prochain à Cancun (Mexique): trouver le difficile compromis entre réalité économique et soucis écologiques, entre pays pauvres et riches, entre nations émergentes et industrialisées, entre états insulaires ou côtiers déjà menacés et régions encore peu concernés par le réchauffement de la planète.
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