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Dans une étude récemment publiée, le bureau du plan néerlandais pour l’Environnement (Nederlandse Planbureau voor de Leefomgeving, PBL) suggère qu’une réduction mondiale des émissions nuisibles de 50% vers l’année 2050 permet au monde d’atteindre les objectifs postulés (une augmentation de température de 2 degrés et environ 400 à 450 ppm CO2-e) avec une probabilité de 50 %. Cela est explicitement considéré comme un compromis politique entre la faisabilité économique et technique des réductions des émissions et les risques environnementaux estimés par les scientifiques. Suivre ce plan nous coutera environ 2 % du PNB.
Dans quelle mesure ces risques environnementaux sont-ils acceptables ? La réduction de ces risques ne vaut-elle pas plus que ce 2 % du PNB mondial ? La semaine passée, Ecoequity et le Stockholm Environment Institute ont fait une brève analyse du sujet.
Ils concluent qu’une réduction mondiale de 50% est déjà nécessaire en 2020 et une réduction de 100% en 2050, afin d’atteindre vers 2100 environ 350 ppm CO2 et de limiter les risques environnementaux quelque peu. Cela exigerait probablement 4% du PNB mondial, bien qu’ils indiquent que les modèles ne donnent plus d’informations pertinentes en cas de telles divergences.
Et puisque ces modèles économiques standardisés ne sont plus fiables quant à des changements tellement radicaux, on peut se douter que cela vaut aussi pour les modèles écologiques. On ne sait vraiment pas si les changements climatiques puissent se développer soudainement avec une vélocité accélérée après avoir atteint un « tipping point ». L’été prochain ou un des prochains étés pourrait très probablement rompre le triste record de perte des glaciers et de glace au Pôle Nord. Un tel événement, pourrait-il inspirer la communauté mondial ; pourrait-il rendre visible les risques énormes dont entre autre Al Gore et Ban Ki Moon ne cessent pas de parler? Et dans quelle mesure est-ce que la Belgique est prête? Et où se trouve-t-il le frein de secours ? Qu’est-ce que nous dirons quand la côte Belge disparaît et quand les villas à Knokke ne valent plus rien ?
Au secours?
Basé sur un article de Lennart van der Linde
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