Ce n’est plus un scoop, l’année 2009 est une année cruciale pour la lutte contre le réchauffement climatique puisqu’en décembre, à Copenhague, près de 190 pays négocieront pour donner une suite au Protocole de Kyoto.
Les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, prévus dans le Protocole de Kyoto, courent en effet de 1997 à 2012. Par ailleurs les résultats scientifiques les plus récents indiquent que des efforts beaucoup plus ambitieux sont requis pour parvenir à limiter réellement le réchauffement climatique. Pour rappel, la limite à ne pas dépasser, si l’on veut éviter une situation climatique catastrophique, est de 2°C. Et pour atteindre cet objectif, les émissions mondiales de CO2 doivent diminuer d’au moins 50% d’ici 2050, par rapport à 1990.
De nombreuses initiatives – qu’elles soient internationales, européennes, nationales, lancées par une ONG, une communauté scientifique ou même un particulier – se multiplient donc à travers le monde pour conscientiser un maximum de personnes aux enjeux de cette réunion de Copenhague.
Ainsi la nouvelle campagne des Nations Unies, ‘Seal the Deal 2009’, vise à rassembler un maximum de signatures, via une pétition globale que chacun(e) peut signer online. Cette pétition servira à rappeler aux leaders mondiaux qu’ils doivent négocier un accord juste, équilibré et efficace afin de faire avancer la croissance verte, de protéger notre planète et de construire une économie globale prospère, qui profitera à toutes les nations et tous les individus.
Quelques milliers de signatures électroniques ont d’ores et déjà été enregistrées, dont celle de notre ministre de l’Energie et du Climat. Mais la tâche est ardue car la position des différents pays est tranchée : les pays en développement contestent le fait de devoir consentir des efforts, vu la responsabilité des pays riches dans les émissions passées et actuelles. Certains pays, comme les Etats-Unis, exigent des garanties concernant les efforts à fournir.
Les questions liées au financement de cette lutte contre les changements climatiques sont ainsi au centre des débats et conditionnent fortement le succès des négociations.
Bref, parvenir à un accord à Copenhague ne dépendra pas seulement des négociations politiques mais aussi des pressions de la société civile.
Il n’y a plus de temps à perdre : votez aussi et scellez le prochain accord de Copenhague en faveur du Climat !
Infos... en chiffres !
Au niveau mondial :
- Pic des émissions le plus tôt possible et en tous cas avant 2020
- Minimum 50% de réduction en 2050 par rapport au niveau de 1990
Ce qui implique:
Pour les pays industrialisés :
- 25-40% de réduction en 2020 par rapport au niveau de 1990
- 80-95% de réduction en 2050 par rapport au niveau de 1990
Pour les pays en développement :
- Pour les économies émergentes: une déviation substantielle (évaluée à 15-30%) de la trajectoire d'émissions par rapport à la tendance actuelle pour l'année 2020.
- Pour tous les pays en voie de développement : une déviation substantielle* des émissions par rapport à la tendance actuelle pour l'année 2050.
*Une déviation substantielle signifie qu'il faut ralentir la hausse des émissions par rapport à la croissance attendue (projetée) et non réduire les émissions par rapport à une année donnée (comme pour les pays industrialisée).
Source: SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement
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